Livre IV
Le recueil de Tola
L’histoire de Tolanar, Tanarion, Talinea et Tristo 
 
Par Tolanar 
Chapitre 1 :
 
En quête du passé 
 
Cela fait maintenant quelques mois que Tolanar s’est lancé dans une nouvelle quête; celle de retrouver son père. Plusieurs dizaines d’années ont passé depuis le moment où la famille s’est déchirée, elle ne se souvient que de très peu de choses à son sujet. Oreilles pointues, moyennement grand et plutôt mince, bref, il s’agit des traits caractérisant la grande majorité des elfes, rien qui ne puisse l’aider dans ses recherches. Elle s’est donc mise, depuis les dernières semaines, à visiter tous les monastères, temples et chapelles de la région dans l’espoir de retrouver une trace écrite du mariage de ses parents. 
 
Jour après jour, puis semaine après semaine, les seuls mots qu’elle entendait des prêtres étaient : « je suis désolé mon enfant mais je ne puis vous aider » et quelques fois certains d’entre eux ajoutaient « ne perdez pas espoir, la foi vous guidera ». 
 
Malgré les réponses négatives, forte de ses vœux de dévotion, elle ne perdit pas espoir et continua ses recherches. Elle avait fait presque toute la région entière, il ne lui restait qu’un endroit à visiter mais comme elle avait commencé par les lieux saints les plus connus et réputés, elle avait néanmoins une crainte. 
 
Elle se rendit donc au fin fond d’un quartier peu connu. Ce qui semblaient être des maisons ne ressemblaient qu’à de vulgaires cabanes. Elles étaient vieilles, dans un état lamentable et même, certaines n’avaient plus de porte, pour d’autres, c’était la toiture qui n’y était plus. À son premier regard, Tolanar ne semblait voir aucune âme mais en s’approchant et en regardant plus attentivement, elle pouvait apercevoir, à l’intérieur de ces médiocres habitations, des silhouettes de différentes tailles. Elle se rendit donc à l’une d’entre-elles pour questionner les occupants et leur apporter assistance mais dès qu’elle fut à quelques pas de l’entrée, elle entendit un homme hurler. 
 
Occupant : « Étranger, partez d’ici, vous […] » 
 
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Tandis que les premiers mots étaient bien clairs, les derniers sons émanant de l’homme étaient complètement incompréhensibles. Impossible pour Tolanar de discerner exactement la pensée de cet étrange individu. Elle rebroussa donc chemin puis continua sa route en direction de la chapelle.  
 
Après quelques minutes de marche supplémentaire, elle arriva enfin à sa destination, qui était devenu un lieu de prières dans un piètre état. Elle y pénétra et vit un vieil homme vêtu d’une toge noire trouée et ayant dans sa main un chapelet en bois. Avec tout de même un peu d’hésitation, Tolanar commença la conversation. 
 
Tolanar : « Salutation à vous. Mon père? Suis-je bien à la chapelle d’Ocarith? » 
Prêtre : « Oui mon enfant, que puis-je faire pour vous aider? » 
Tolanar : « Je recherche le lieu de mariage de mes parents, connaissez-vous ou avez-vous dans vos archives des informations à propos de mon père, Tristo Tasur? » 
 
D’une voix tremblante, celui-ci répondit. 
Prêtre : « Tr… Tr… Tri… Tristo! Vous cherchez le démon Tristo!? Vous êtes sa fille!? » 
 
Ne laissant pas la possibilité à Tolanar de répondre, l’homme continua d'un ton formel. 
 
Prêtre : « Démon! Vous êtes aussi un démon! Vite, tuons-la! » 
 
Pendant un bref instant, Tolanar commença à se demander si le prêtre était fou ou s’il disait la vérité mais un fait était certain. Elle fut également surprise de constater que le prêtre n’était pas seul. Dissimulés plus loin, dans un coin plus sombre, des dizaines de fidèles se ruaient vers elle pour l’attaquer. Bien que le combat n’aurait pas été difficile, elle ne voulait pas blesser ou tuer ses pauvres âmes perdues. Tolanar se mit donc à courir pour s’échapper mais, telle une chasse, la horde de fidèles la poursuivait en criant à répétition. 
 
Horde : « Démon! Tuez le démon! ».
Ces quelques mots étaient suffisants pour que les gens situés à l’extérieur de la chapelle se rajoutent à la horde. Comme si cette chasse deviendrait un acte de rédemption absolu, près d’une centaine de personnes se mirent à pourchasser leur cible mais aucun d’entre eux n’avait la vigueur requise pour rattraper leur démon, et encore moins pour le combattre. Après une vingtaine de minutes, les gens de cette foule mécontente étaient devenus découragés et épuisés, leur mouvements devenaient tellement lents que cette troupe ressemblait maintenant à des zombies. La chasse fût alors terminée mais, de son coté, ayant couru sans porter attention où elle allait, Tolanar se rendit compte qu’elle s’était perdue. Néanmoins, dans cette malchance, elle arriva devant ce qui semblait être l’endroit où les archives du quartier était conservées et se rappela ce qu’on lui avait dit : « la foi vous guidera ».  
 
Les fenêtres étaient toutes placardées et la porte fermée mais, étrangement, aucune serrure n’y était installée. Tolanar entra donc et constata, à son grand regret, qu’il y avait plusieurs centaines de parchemins, tous bien conservés et classés par date sur des étagères. Malgré sa grande détermination, elle n’avait aucune idée en quelle année ses parents s’étaient mariés et la recherche s’annonçait longue mais, un brin de curiosité lui fit commencer par les plus récents écrits pour tenter de savoir ce qui avait bien pu arriver à ce petit quartier. Étonnement, le premier parchemin contenait justement le nom de son père mais, avec stupéfaction et un grand désarroi, elle ne pouvait pas croire ce qu’elle lisait. 
 
1382-05-19 
En ce jour paisible, un elfe du soleil est venu dans notre quartier pour manifester son mécontentement et exprimer sa colère. 
Ses propos ont été : « Vous avez pris l’amour de ma vie. Moi, Tristo Tasur vous condamne et vous maudit. Que vos misérables vies deviennent pénibles jusqu’à votre mort et que vos esprits deviennent mes esclaves jusqu’à la fin des temps! » 
Aucun d’entre nous ne comprend la raison pour laquelle cet individu est venu mais il est parti aussi rapidement qu’il était arrivé. 
 
1382-05-20 
La veille, personne n’avait réellement porté attention à ce que Tristo avait mentionné mais aujourd’hui, les gens commencent à agir autrement. 
Certains commencent à croire que la malédiction prend effet. 
 
1382-05-21 
Des choses étranges se produisent, je ne puis l’expliquer. 
Les gens n’osent plus sortir de leur maison. Ils ont peur du démon Tristo. 
 
1382-05-22 
M’on S-prie sang brou-ille, G m’al-a tête, je n’ar-rive plus à et cri-re.


Alors que les écrits du parchemin se terminaient ainsi, une incompréhension s’installait à l’esprit de Tolanar. 
Tolanar : « Pourquoi? Comment est-ce possible? Est-ce vraiment mon père? » 
 
Bien qu’elle n’ait pas réponse à ses propres questions, elle savait maintenant que retrouver son père devenait une quête bien plus importante que de seulement assouvir ses désirs personnels.
Chapitre 2  :

Un Demon !Vraiment? 
 
Après avoir fait la lecture du parchemin, Tolanar continua à s’interroger sur son père puis, au bout d’un moment, elle commença à se souvenir de son enfance. Elle se revoyait, à l’âge de 14 ans, en présence de son grand frère et de sa petite sœur. Dans la pièce se trouvait également son père qui lançait plusieurs sorts en guise de démonstration. Celui-ci souhaitait que ses enfants suivent la même voie que lui mais, bien que ses jeunes apprentis voulaient apprendre, aucun d’entre eux n’avaient d’affinité avec la magie. Il constata plutôt que son fils, Tanarion, avait une force physique hors du commun. Espérant que ses filles puissent avoir le même don, il imposa à Tanarion de frapper ses deux jeunes sœurs. Talinea, la plus jeune de la famille était très rapide, agile et souple, ce qui lui permit d’esquiver sans difficulté toutes les attaques tandis que Tolanar, plus lente et pas très mobile, était capable de bloquer et de résister à toutes les attaques venant à elle. Ce fut donc à ce moment qu’ils commencèrent à s’entraîner au combat. 
 
De plus en plus, la mémoire de Tolanar s’éveilla, les images du passé s’enchaînaient les unes après les autres puis elle se souvint alors qu’à cette époque, tous les jours étaient similaires. Leur trio ne faisait que s’entraîner. Ce qui n’était qu’au départ seulement des coups de poing s’est vite transformé en un combat avec des armes. Attaque, bloque, attaque, esquive… ce n’était qu’une partie des mouvements qu’ils pratiquèrent. À chaque jour, chacun repoussait ses limites pour améliorer ses forces mais aussi ses faiblesses. Le temps passait et leur entraînement devenait de plus en plus exigeant, si bien qu’à partir d’un certain jour, Talinea n’avait plus la vigueur nécessaire pour poursuivre le combat avec les 2 autres. Celle qui esquivait tout auparavant commença alors à perdre sa vitesse et à recevoir, en échange, ses premières blessures. 
 
Les jours continuèrent encore à passer et la situation ne s’améliorait guère. Chaque soir, Tolanar s’afférait à soigner les blessures que son frère infligeait à sa sœur. Ces blessures devenaient de plus en plus sévères. Assez pour que Tolanar et Talinea veuillent cesser les combats mais n’en étant pas satisfait, leur père disait : 
 
Tristo : « Vaut mieux saigner à la maison que mourir ailleurs. » 
 
N’ayant pas connu leur mère et étant encore jeunes, la mort les effrayait plus que la douleur. Les deux sœurs reprirent donc le combat mais même malgré cela, dans les jours qui suivirent, la volonté de Talinea s’estompa complètement. N’étant plus capable de subir les attaques de son frère et la pression de son père, durant une nuit de printemps, elle fût la première à quitter la maison. La seule chose qu’elle laissa avant de partir était une note de quelques mots :
Je ne puis vivre ici plus longtemps, il est temps pour moi de partir. 
 
Au lendemain matin, comme elle avait l’habitude de le faire, Tolanar se rendit à la chambre de Talinea pour enlever les bandages mais elle fut alors la première à se rendre compte que sa sœur avait fugué. Bouleversée et attristée par cette nouvelle, Tolanar savait qu’elle ne reverrait sa sœur qu’au moment où elle voudrait réapparaitre car, en plus de ses autres talents, elle était douée dans l’art de la dissimulation et de la discrétion. 
 
Bien que leur père fût grandement déçu, il n’était pas question d’arrêter l’entrainement de ses 2 autres enfants. Attaque, bloque, attaque, esquive… Non, cette fois, il n’y avait plus d’esquive. Même si Tanarion et Tolanar savaient que leur sœur était absente, par habitude, ils s’attendaient toujours à une action de sa part. La journée fût donc particulièrement difficile mais leur entraînement quotidien s’était tout de même terminé sans blessé. Tristo en profita, il utilisa cette occasion pour leur dire : 
 
Tristo : « Vous voyez, aujourd’hui Talinea n’a pas saigné à la maison, à l’heure qu’il est, elle doit déjà être morte quelque part. » 
 
Celui-ci souhaitait faire de nouveau peur à ses enfants pour les garder plus longtemps et parfaire leur entraînement, mais ces mots eurent plutôt l’effet inverse pour Tolanar. Elle qui s’inquiétait de la santé de sa petite sœur, décida d’attendre la nuit pour quitter le foyer familial. Même si les chances de la retrouver étaient faibles, elle espérait tout de même la revoir. 
 
Et c'est ainsi qu'après s'être plongée dans ses souvenir d'enfance, Tolanar revint au présent avec toujours une incompréhension et de multiples questions. 
 
Tolanar : « Malgré l'absence de ma mère, ai-je vécu une enfance normale? Dois-je considérer mon père comme étant vraiment un démon? » 
 
Comme elle avait besoin d'obtenir réponses à ses questions, elle se dirigea de nouveau vers les étagères puis recommença à fouiller pour trouver le parchemin contenant les informations du mariage de ses parents.
Chapitre 3 :

Talinea la fourbe 
 
Ne pouvant pas trouver le sommeil, Talinea s’était mise à regarder, par la fenêtre, la noirceur au dehors de la maison. Ce soir-là, aucune lune ne se voyait dans le ciel, un voile sombre plongeait le quartier dans les ténèbres. Ce n’était pas quelque chose qui l’effrayait. Au contraire, elle y voyait plutôt sa liberté et son futur. Elle décida donc qu’il était venu le temps de vivre sans avoir à subir de nouveau toutes les contraintes de son père. Rapidement, elle se leva de son lit puis commença à remplir ses sacs. Aussitôt terminé, elle se rendit à sa commode pour y rédiger un court message, puis quitta les lieux. Se retrouvant maintenant à la rue, la première nuit fut particulièrement difficile mais elle ne perdit pas espoir, ce n’était que le commencement se disait-elle. 
 
Pour subvenir à ses besoins, elle se mit à voler les gens. Que ce soit de la nourriture, des vêtements, ou de la monnaie, rien ne lui résistait. Si bien que les jours passaient et elle gagnait de plus en plus d'expérience. Puis, après quelques semaines, elle décida qu'elle était prête pour cibler une clientèle plus riche mais au bout d'un moment, elle fût déçue car, outre que de déjouer la vigilance des gardiens et de crocheter un plus grand nombre de serrures, la difficulté n'était pas réellement plus grande.  
 
Elle décida alors d'infiltrer divers clans de rues ainsi que les nobles et seigneurs de la région. Agissant en tant qu'agente double, elle dénonçait les escrocs aux autorités tandis qu'elle vendait aussi de l'information aux clans de rues. Pour elle, tout cela n'était qu'un jeu et elle aimait y jouer. Toutefois, plus les années passaient et plus il était difficile pour elle de tout savoir, la quantité d'information devenait trop grande à obtenir pour elle seule. Ne sachant pas s'il s'agissait de la vérité ou de fausses idées venues de son imagination, elle commençait à craindre que son identité ne soit révélée et que quelqu'un décide de mettre fin à son jeu. Ne voulant pas devenir prisonnière ni subir les représailles des clans de la ville, elle se prépara pour quelque chose qu'elle n'avait jamais fait auparavant, un assassinat. 
 
Elle se disait qu'en assassinant le Seigneur Neverember, cela laisserait un message clair aux autorités : « Ne vous mêlez pas de nos choses, le crime est au-dessus de la Loi ».  
Puis, en faisant cela, elle se disait aussi que les clans de rues pourraient en profiter pour augmenter leur influence, ce qui les inciterait à, en quelque sorte, lui pardonner les actes qu'elle avait commis contre eux. 
 
Comme sa cible était toujours protégée par au moins une bonne douzaine de gardes bien armés et expérimentés, elle savait qu'elle n'avait aucune chance d'y parvenir toute seule. Elle décida donc d'engager un groupe de mercenaires.  

Chapitre 4 :

Tolanar la paladine 

N’ayant pas le courage d’annoncer son départ et craignant la colère qu’aurait eu son père. Tolanar attendit également la nuit pour quitter la résidence familiale. Depuis l’absence de sa sœur, ce n’était plus la même chose, la famille n’était plus unie et elle ne pouvait plus supporter le fait de perdre une partie d’elle-même. Elle prit donc tout ce qu’elle possédait et quitta les lieux sans même laisser un quelconque message. 
 
C’était la nuit, mais contrairement à la veille, il y avait une pleine lune qui illuminait, à sa façon, les rues du quartier. Il s'agissait de la première fois qu'elle se promenait à l'extérieur aussi tard et à son grand regret, elle constata qu'il y avait beaucoup de gens peu fortunés qui n'avaient aucun endroit où dormir et que la plupart d'entre eux semblaient n'avoir rien mangé depuis plusieurs jours. Bien qu'elle n'en avait pas beaucoup et que cela n'était pas grand-chose, elle leur donna les quelques pièces de cuivre qu'elle avait. 
 
Préoccupée par ce qu'elle avait vu durant la nuit, dès le matin, elle se rendit rencontrer le sergent Knox pour qu'il l'engage. Elle voulait ainsi combattre le crime et aider les démunis. Voyant l'enthousiasme dans les yeux de Tolanar, il ne fallut pas longtemps pour que le bien-aimé Knox accepte la candidature. Cette jeune recrue commença donc les quêtes qui lui étaient données puis, autant qu'elle le pouvait, elle aidait les gens de la communauté. 
 
Après quelques années de services rendus, elle fût finalement invitée à rencontrer le Seigneur Neverember qui lui donna aussi des quêtes mais, bien sûr, d'une plus grande importance. Ne pouvant confier certaines tâches à d'autre, il l'envoya donc voyager dans diverses contrées lointaines pour accomplir de périlleuses missions. 
 
Ayant toujours eu une bonne habileté pour bloquer et parer les attaques, bien qu'elle en prenait soin, l'usure de son bouclier démontrait une quantité impressionnante de rayures et même par endroit, des cavités causées par des mâchoires d'immenses bêtes. Mais, sans réelle surprise, Tolanar retourna, sans blessure, auprès de Neverember pour lui remettre le compte rendu de ses aventures. Celui-ci, stupéfait par les actions de cette aventurière, lui proposa une nouvelle tâche, ce qu'elle accepta.
Chapitre 5 

Tanarion le guerrier 
 
Au petit matin, Tanarion se réveilla puis constata que Tolanar avait également quitté les lieux. Bien que l’absence de ses deux sœurs le rendait triste, il fut aussi en colère car il se retrouvait maintenant seul, il ne pouvait plus poursuivre son entraînement. Il décida alors de, lui-aussi, quitter la résidence familiale. Il prit donc ses effets puis se dépêcha à partir avant que son père ne se lève. 
 
C’était une belle journée ensoleillée, beaucoup de gens étaient dans les rues. Troubadour et jongleurs faisaient leur spectacle et animaient la foule. Les marchands criaient leurs aubaines tandis que des patrouilles circulaient à la recherche du moindre fauteur de trouble. Mais, ce n'était pas quelque chose qui intéressait Tanarion, il a plutôt été attiré par des bruits de métal car, au loin, il entendait le son des marteaux battre le fer ainsi que le frottement métallique d'épées en contact. 
 
Rendu sur place, il fut ébahi de constater qu'une bonne trentaine de gens s'entraînaient en groupe. Et moins d'une minute après son arrivée, un homme s'approcha de lui. Vêtu légèrement différemment des autres, l'homme avançait fièrement et de façon égocentrique, celui-ci semblait clairement le chef du groupe. 
 
Chef : « Hey mon gaillard, voudrais-tu te joindre à nous? » 
 
Tanarion : « Oui! Absolument, que dois-je faire? » 
 
L'homme se mit à rire en poussant Tanarion au centre du groupe puis ajouta. 
Chef : « Tu n'as qu'à survivre! Montre-moi ce que tu sais faire! »
N'ayant jamais eu plus de 2 adversaires à la fois, le combat risquait d'être difficile mais cela ne lui faisait pas peur, il prit son épée puis commença à faire ce qu'il savait le mieux soit de « varger » dans le tas à grand coup d'épée. Au bout de quelques minutes, le combat n'était pas encore terminé mais ce fut suffisant pour que le chef puisse constater les talents, mais surtout la force, de ce jeune candidat. 
 
L'homme se mit donc à crier. 
Chef : « C'est bon! Arrêtez-vous tous! ». 
 
Puis se rendit près de Tanarion pour lui ajouter quelques mots supplémentaires. 
Chef : « Ta technique est bonne mais pas encore parfaite, reste avec nous pendant quelques temps et je ferai de toi un véritable guerrier. » 
 
Égayé par ces quelques mots, Tanarion accepta l'offre et se joignit à ce groupe de mercenaires. 
 
Durant les mois qui suivirent, lui et son groupe alternaient entre l'entraînement et des contrats de diverses natures. Allant d'escorter des marchands jusqu'à attaquer des convois, tant qu'il y avait de l'action, Tanarion ne se posait pas de questions. Puis, au bout de quelques années, tel qu'annoncé, sa technique de combat fut devenu parfaite. Voulant partir pour de nouveaux défis, le chef tenta de le retenir. 
Chef : « J'ai obtenu un nouveau contrat, demain nous attaquerons un convoi mais il ne sera pas comme les autres. Puisqu'il transportera une très grande quantité d'or, il sera hautement gardé et j'ai besoin que tu restes dans le groupe, tu pourras ensuite partir avec ta part du butin si tu le désire. » 
 
Tanarion : « C'est d'accord, je serai avec vous demain. »
Chapitre 6 

Un jour pas comme les autres
 
C’était durant une journée d’été. Ayant accepté la mission qui lui était offerte, Tolanar fut enrôlée dans la garde personnelle du Seigneur Neverember afin de l’escorter pendant son voyage. 
 
Celui-ci avait planifié les moindres détails pour que son absence passe inaperçue et pour que tout se passe sans embûches. Il avait donc fait quérir une centaine de soldats pour assurer sa protection ainsi que pour protéger les 10 chariots nécessaires au transport. Mais, outre Neverember, nul ne savait la destination ni même ce que contenait les chariots. Ce fut donc très tôt le matin que la troupe quitta l’Enclave du Protecteur. 
 
Le voyage se déroulait bien quand soudainement, en milieu d’après-midi, le son d’un cor se fit entendre puis aussitôt des voix crièrent « arggh... à l’attaque… » 
 
Bien que la plupart des soldats de la garde avaient un bon sens de l’observation, les arbres de la forêt qui les entouraient avaient permis à leurs assaillants d’avoir un camouflage parfait. Pris par surprise, plusieurs gardes succombèrent rapidement. 
 
Sans tarder, le chef de la garde cria : « Défendez vos positions! Repoussez l’ennemi! » 
 
Bien que ce fût la seule chose à faire à cet instant-là, n’ayant jamais vécu cette situation, une poignée de jeunes recrues n’avaient pas eu le réflexe de dégainer leur arme et semblaient confus. Le cri de ralliement fut cependant suffisant pour les remettre à l’ordre. Le combat fit rage et pendant un bon moment, ce fut le chaos. Les assaillants, moins nombreux que les gardes, étaient par contre mieux entrainés et leurs attaques étaient d’une férocité incroyable. Malgré cela, Tolanar tenta de soigner tous ceux qu’elle pouvait mais malheureusement, plus le temps avançait, plus le nombre de morts augmentait. Puis, après environ une trentaine de minutes suivant le début du combat, le vacarme causé par le bruit des épées contre épées se faisait entendre de moins en moins. Ne restant que très peu de combattants et ayant perdu l’avantage du nombre, Tolanar s’avança vers Neverember. 
 
Tolanar : « Vite! Fuyez! Je les retiendrai aussi longtemps que je le pourrai. »
Alors que Neverember s’apprêtait à quitter les lieux, au dernier instant, Tolanar aperçu une nouvelle silhouette faire son apparition. Sortant de l’ombre, sans armure et dague à la main, il ne faisait aucun doute que cette personne tentait de porter une attaque sournoise contre le bien-aimé protecteur de l’Enclave. Aussitôt, Tolanar se dépêcha de lever son bouclier et de parer l’attaque. Soulagée que ses réflexes aient été assez rapides, son adversaire n’en était pas vaincu pour autant. Tolanar se plaça donc de sorte à ce que Neverember puisse partir sans laisser une nouvelle opportunité à son attaquant. Puis, elle commença à attaquer sa nouvelle cible, mais avant même de terminer sa motion, un mercenaire, avec sa grande épée à 2 mains, s’approcha à toute vitesse. Parmi tous les combattants qu’il y avait au début de cette embuscade, il ne restait que ce mercenaire, la silhouette masquée ainsi que Tolanar. Désavantagée, Tolanar pris une position défensive mais surprenamment, le mercenaire se mit à attaquer simultanément Tolanar et l’autre. 
 
Le combat s’annonçait difficile. Attaque, bloque, attaque, esquive… aucun d’entre eux n’arrivait à déjouer la défense de l’adversaire. Chacun tentait de porter une attaque décisive mais à chaque fois, le résultat en était le même. Puis, au bout d’un moment, une sensation de déjà vu s’installa et, étrangement, les trois combattants s’arrêtèrent. C’est alors que plusieurs pensées traversèrent l’esprit de Tolanar. Certains de ses souvenirs du passé refirent surface. Malgré le fait qu’ils avaient tous leur visage voilé et qu’aucun d’entre-eux ne connaissait l’identité des autres, Tolanar éprouva un sentiment de joie et de bonheur car elle était certaine d’avoir enfin retrouvé son frère et sa sœur. Mais, en raison de la situation, ce sentiment fut de très courte durée et fut aussitôt remplacé par une grande déception. Tandis qu’ils continuaient à se regarder, le champ de bataille était devenu d’un silence complet. Aucun n’osa prendre la parole, leurs actes et leurs réactions avaient déjà suffisamment parlé. 
 
Un sentiment de honte se plaça dans leurs regards, telle une blessure insoutenable, chacun d’eux quitta les lieux dans une direction opposée. 
 
N’ayant pas eu la force de neutraliser ces hors-la-loi, Tolanar n’avait pas respecté son devoir de paladine et de gardienne de Neverwinter. Ce faisant, elle n’eut pas le courage de retourner auprès du Seigneur Neverember. Elle décida donc d’errer quelques temps dans les diverses contrées. Durant les mois qui suivirent, elle se rendit à des endroits qu’elle n’avait jamais visités jusque-là. Puis un jour, au loin, elle aperçut une imposante structure. En apparence, cela semblait n'être qu'un banal château mais en s'approchant jusqu'à l'enceinte, Tolanar fit la rencontre des résidants. Après avoir échangé quelques récits d'aventure, ceux-ci l'invitèrent à les rejoindre. Voulant laisser son passé derrière elle et se cherchant un nouveau foyer, Tolanar accepta.
Chapitre 7 :
 
Un nouveau foyer. 
 
 
ien que certains bâtiments de la forteresse étaient en construction et que certains lots demeuraient vacants, les murs de cette grande forteresse étaient, quant à eux, déjà ornés de magnifiques bannières représentant un majestueux dragon noir. Il ne fallut pas longtemps à Tolanar pour se rendre compte que les gens qui vivaient là venaient de différents endroits et malgré la présence de plusieurs races différentes (nains, elfes, demi-orc, humain, etc.), un lien fort les unissait tous. Celui de construire un endroit paisible et harmonieux où les gens s'entraident, s'amusent mais surtout, forment une belle et grande famille. C'est donc avec un sentiment de bonheur et d'enthousiasme qu'elle fut accueillie chez l'Ordre du Dragon Noir. 
 
À partir de ce moment, c'est avec fierté qu'elle commença à porter l'emblème du dragon noir sur son armure mais aussi, particulièrement, dans son cœur. Elle se mit à voyager de nouveau, mais cette fois, dans le but de récupérer les matériaux nécessaires à la construction mais aussi, pour inviter toutes autres âmes se cherchant un refuge tout comme elle auparavant. Aussi, vivant toujours avec ses vœux de dévotion, Tolanar avait un sens développé pour le partage et d'une honnêteté non questionnable. Également douée pour les chiffres, Tolanar fut rapidement promue au rang de trésorière de la guilde. 
 
En plus de jumeler les aventures un peu partout sur la Côte des épées ainsi que de gérer les registres, Tolanar s'afférait aussi à accueillir et faire intégrer du mieux qu'elle pouvait les nouvelles recrues mais un jour, quelque chose d'inattendu arriva. Demandée par le gardien de la porte, Tolanar se rendit à l'enceinte. 
 
Tolanar : « Est-ce qu'il y a un problème? » 
 
Gardien : « Oui, de l'autre côté de la herse se trouve une personne sans aucune autorisation ; elle souhaite vous parler. » 
 
Intriguée par la situation, accompagnée du gardien, Tolanar se rendit rencontrer la personne. 
 
Tolanar : « Qui êtes-vous? Veuillez-vous identifier et mentionner ce que vous voulez. » 
 
La personne inconnue enleva alors son masque et sa capuche puis commença à parler mais avant même de dire son premier mot, le gardien ne put s'empêcher de tourner la tête et de regarder les deux personnes à tour de rôle, se frotta ensuite les yeux puis recommença à scruter Tolanar et l'autre personne.
Inconnu : « Salut grande soeur. » 
 
Étant surprise de voir Talinea devant elle, Tolanar resta figée pendant un court moment. Même si beaucoup d'années avaient passé, leur ressemblance était toujours aussi frappante, un miroir n'aurait fait guère mieux. 
 
Talinea : « Je sais que j'ai pris de mauvaises décisions et fait de graves erreurs dans ma vie mais je suis lasse d'être seule, je suis épuisée d'être pourchassée. J'ai appris que tu avais trouvé un nouveau foyer, me pardonnes-tu? Me permettrais-tu de vous rejoindre? » 
 
Avec le temps, Tolanar ne pensait plus revoir les membres de sa vraie famille mais une partie d'elle gardait quand même espoir et savait qu'un jour ou l'autre, sa sœur finirait par revenir vers elle. 
 
Tolanar : « Au cours de mes voyages, j'ai aidé beaucoup de gens démunis dont ceux que tu avais volés. Certes, je ne suis pas fière de ce que tu as fait mais comme je ne pouvais pas te retrouver, en les aidant, j'avais le sentiment de t'aider. Tu es ma petite sœur et tu le seras toujours, il y'a longtemps que je t'ai pardonnée. Promets-moi de ne plus voler et tu seras la bienvenue ici. » 
 
Et avec beaucoup d'émotions, la réponse fut; 
 
Talinea : « J'ignorais que tu avais toujours été là pour moi et ce n'est que maintenant que je m'en rends réellement compte. C'est promis, dorénavant, je ne volerai plus. Merci grande sœur. » 
 
Le gardien se mit alors à lever la herse et aussitôt qu'elle fut suffisamment haute, avec quelques larmes aux yeux, les deux sœurs se serrèrent mutuellement dans les bras. 
 
Quelques semaines passèrent puis une autre personne fit son apparition devant l'enceinte de la forteresse. Le gardien de la porte convoqua de nouveau Tolanar.
Gardien : « Une autre personne est devant la herse et souhaite vous voir. Cette fois, j'ai pris l'initiative de lui demander d'enlever immédiatement son casque. » 
 
Puis tentant de retenir son rire, il poursuivit. 
 
Gardien : « et je peux vous confirmer que ce n'est pas votre sœur. » 
 
Arrivée sur les lieux, Tolanar se rendit rapidement compte que c'était plutôt son frère. 
 
Tanarion : « Salut petite sœur, j'ai appris que tu avais choisi ce lieu comme nouveau foyer. J'aimerais cesser d'errer à droite et à gauche, me permettrais-tu de te rejoindre? » 
 
Ayant toujours eu le rêve de faire réunir toute la famille au même endroit, Tolanar se réjouissait donc de cette nouvelle rencontre. 
 
Tolanar : « Oui, mais dorénavant, tu devras cesser d'être un mercenaire. Ton épée devra plutôt servir pour une noble cause, celle de mettre fin aux injustices. Es-tu prêt à m'aider? Es-tu prêt à faire serment d'allégeance à notre guilde? » 
 
Tanarion : « Tolanar, tu as toujours été la plus gentille de la famille. Alors que je passais d'un contrat à un autre, j'ai fait des choses horribles. Mais toi, pendant toutes ces années, tu as su garder le bon chemin en propageant le bien partout où tu allais. Il est maintenant temps pour moi de me repentir et de suivre tes pas. » 
 
Comme une impression de déjà vu, le gardien leva la herse puis Tolanar et Tanarion se firent une longue accolade.
Chapitre 8 :

 Le commencement 
 
Fouillant toujours dans les archives du quartier, et après avoir fait de longues et intensives recherches, Tolanar mis enfin la main sur le parchemin contenant les informations du mariage de ses parents. Comme s'il s'agissait d'un conte de fée, le scribe de l'époque avait pris soin d'écrire les paroles des mariés et du prêtre puis même, par occasion, avait pris le temps de décrire davantage la cérémonie. Excitée d'enfin connaître le passé de ses parents, Tolanar prit une chaise puis commença la lecture. 
 
1382-04-01, Chapelle d’Ocarith, début d'après-midi. 
 
En cette belle journée ensoleillée, les rayons du soleil illuminent les vitraux et l'intérieur de la chapelle rayonne d'une flamboyance rarement vue. Est-ce l'œuvre d'un dieu? C'est possible car après tout, le marié est un elfe du soleil. Celui-ci est à l'avant et attend la venue de la mariée qui s'apprête justement à entrer. Vêtue d'une robe blanche ornée de petites pierres précieuses, la lumière se reflétant sur elle la rend étincelante. S'approchant lentement de l'autel, bien que son visage soit voilé, à son allure et sa forme, on distingue facilement qu'elle est de race humaine et qu'elle est enceinte. 
 
Prêtre : « Enfants de dieu, nous sommes ici aujourd'hui pour célébrer l'union de Tristo Tasur et de Tatota d'Yrmerth. » 
 
Tristo : « Mon père, pardonnez-moi de vous interrompre mais mon nom se prononce avec un ''z'' même s'il est écrit avec un ''s''. » 
 
Comme si ce détail n'était pas important pour lui, le prêtre se tourne quand même vers Tristo puis, sans rien lui dire, les traits de son visage étaient assez éloquents pour qu'on puisse y lire : ''ne m'importune plus pour une chose aussi insignifiante.'' 
 
Ce fut donc après cette courte interruption que le prêtre se rend auprès de la mariée, prend sa main puis la dépose dans celle du marié. 
 
Prêtre : « Le mariage signifie de vivre d'un amour éternel, d'aimer sans conditions, de tout partager. Est-ce bien ce que vous désirez?
»
D'une voix commune, sans hésitation, Tristo et Tatota répondent : « Oui, nous le voulons » 
 
Prêtre : « Le mariage c'est aussi de vivre ensemble dans les moments difficiles, de toujours être présent pour l'autre peu importe les difficultés qui se dresseront devant vous. Est-ce bien ce que vous désirez? » 
 
Une nouvelle fois, tous deux répondent : « Oui, nous le voulons. » 
 
Prêtre : « Mes chers enfants, je vous accorde ma bénédiction et je vous déclare mari et femme. Embrassez-vous. Et que dieu vous bénisse. » 
 
Le discours du prêtre est maintenant terminé, Tristo lève le voile de la splendide jeune femme puis l'embrasse. 
 
Alors que la cérémonie est terminée et que les amoureux se dirigent vers la sortie de la chapelle, le prêtre continue à souffler des mots. Étant un scribe avec beaucoup d'expérience et ayant assisté à de nombreux mariages, c'est quand même la première fois que je vois le prêtre marmonner des mots incompréhensibles. Possiblement un très vieux langage que je ne connais pas. Il m'est donc impossible de retranscrire ses dires. 

 
 
Bien qu'elle espérait avoir plus d'informations, Tolanar devint joyeuse et satisfaite de cette trouvaille car, dans le passé, malgré les innombrables tentatives auprès de son père, celui-ci n'avait jamais accepté de parler de leur mère. La seule chose qu'il disait était qu'elle était morte et enterrée. Et même malgré cela, il n'avait jamais voulu dévoiler l'emplacement de la tombe. 
 
Voulant toujours en apprendre plus sur le passé de sa famille, Tolanar continua à scruter les archives puis se rendit compte qu'un peu plus loin, il y'avait un autre parchemin.
1382-05-18, Résidence de la famille Tasur, en matinée. 
 
En ma qualité de scribe du quartier, je suis ce matin à la résidence personnelle de la famille Tasur pour assister à l'accouchement et procéder à l'acte de naissance. 
 
À voir la grosseur du ventre de la jeune femme et aux cris qu'elle fait, nous pensions tous que le bébé serait d'une grande taille mais nous nous sommes trompés. C'est plutôt un tout petit garçon. 
 
Alors que celui-ci sortait et que les parents s'apprêtaient à choisir le nom, la nouvelle mère se mit à crier de nouveau puis un second bébé en sortit. Cette fois il s'agit d'une petite fille. Surpris par l'abondance de la vie, ils étaient joyeux de ces deux belles petites choses mais bien que nous pensions que tout était terminé, un troisième bébé voulait sortir. Un peu plus frêle que les deux précédents, cette deuxième petite fille sortit plus facilement et rapidement que les autres. Alors que l'attention de tous était sur les petits êtres naissants, Tristo se tourna vers sa femme puis constata qu'elle ne respirait plus. Il lâcha alors un puissant cri. 
 
Tristo : « Non...! Ma bien aimée, ce n'est pas le temps de dormir, réveille-toi. Regarde ce que nous avons. » 
 
Malgré l'insistance de Tristo et les tentatives de soins prodigués par le médecin, la jeune femme resta immobile et son décès fut dès lors constaté. 
 
Ce qui devait être un moment de réjouissance était devenu une situation chaotique. Ne pouvant retenir sa peine, l'hôte se mit à saccager sa demeure. Alors que certains tentaient de le maitriser, celui-ci commença à incanter mais sa magie n'eut aucun autre effet que de détruire les biens se trouvant dans la résidence. 
 
Finalement, après de longues minutes, son esprit cessa d'être agité. Les larmes aux yeux, celui s'approcha de moi puis mentionna. 
 
Tristo : « En l'honneur et à la mémoire de leur mère, leurs noms seront; Tanarion, Tolanar et Talinea. » 

  
À la lumière de cette lecture, Tolanar réalisa la peine que son père avait eu ce jour-là et comprenait maintenant pourquoi celui-ci n'avait jamais voulu en parler. Toutefois, une chose restait toujours un mystère pour elle. 
Tolanar : « Est-ce que la mort de ma mère aurait un lien avec la malédiction faite par mon père à ce quartier? » 
  
[suite à venir…] 
Dernier édit: 2018-06-27.